24 März 2016

« Il est naïf de penser que seules les directions de partis peuvent faire évoluer le débat vers plus d’Europe » : Une interview avec Gabriel Richard-Molard

PPE, PSE, ALDE et les autres : Les partis européens (pour une liste complète, voir ici) pourraient être la clé d’une démocratie représentative au niveau européen, mais jusqu’à présent, ils ne sont guère présents dans le débat public. Quel rôle devraient-ils jouer dans l’UE à l’avenir, et qu’est-ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif ? Dans une série d’articles invités, des représentants de la politique et de la science répondent ici à cette question. Aujourd’hui : Gabriel Richard-Molard. (Au début de la série).


Gabriel Richard-Molard.
D(e)F : Vous êtes l’un des fondateurs des « militants du PSE » (PES activists), une organisation de base du Parti Socialiste Européen, et le porte-parole de sa section allemande. Qui sont les « militants du PSE » ? Quelle était la motivation pour les créer et quelle est sa fonction dans le PSE aujourd’hui ?

Gabriel Richard-Molard : Les militants du PSE ont été fondés en 2005 suite au congrès de Madrid et à l’initiative alors de Philip Cordery, secrétaire général du PSE, et de Poul Nyrup Rasmussen, alors président du PSE. L’idée développée par ces deux socialistes était de créer rien de moins qu’une nouvelle génération de militants socialistes qui ne soient plus intégralement dans le schéma politique national traditionnel mais bien des militants européens avant toute chose, dévoués à la cause européenne et surtout vecteurs d’une européanisation des partis nationaux, membres du PSE.

Avec le recul, je suis convaincu de la justesse et de la pertinence de l’initiative. Les Partis membres du PSE ne peuvent évoluer par le haut avec une direction qui serait soudainement extrêmement pro-européenne et donc prête à tout bouleverser pour prendre le chemin de l’intégration politique européenne. Un parti national est élu par des citoyens des États-membres et non par ceux du pays d’à coté.

De fait, il est naïf de penser que seules les directions de partis peuvent faire évoluer le débat vers plus d’Europe dans les États-membres. Non, en fait, un parti est influencé par ses militants qui sont les mandataires politiques de demain. Ce sont ces militants que le mouvement des militants du PSE veut toucher. En leur montrant que nos thématiques socialistes traditionnelles sont intimement imbriquées dans notre capacité collective en Europe de faire avancer une politique sociale, nous créons une base militante pro-européenne qui fait cruellement défaut aujourd’hui.

Bilan mitigé

Le bilan que nous devons tirer après 10 ans d’existence de ce mouvement est mitigé. Cela pour plusieurs raisons. Deux m’apparaissent comme les plus évidentes. La première est la réticence des militants à s’engager dans un mouvement uniquement tourné vers l’Europe. Pour beaucoup, la politique reste locale avant d’être nationale et européenne. Ceci explique que les structures locales du PSE restent encore relativement confidentielles.

La seconde raison est la réticence des Partis nationaux mais également du PSE lui-même à trop « indépendentiser » le mouvement des militants du PSE. Ce mouvement en effet n’a pas statutairement vocation à devenir une force politique à part entière (soit un autre parti). Il doit rester lié au PSE mais surtout aux partis membres puisque chaque militant du PSE doit être d’abord un militant d’un parti national. Ce lien fort avec le fait d’être membre d’un parti national limite considérablement l’action des militants du PSE qui restent assujettis à la volonté des partis membres du PSE au sein de son directoire.

Apporter des solutions sociales à l’échelle continentale

La troisième raison est le manque de militants. Nos partis sociaux-démocrates et socialistes traversent une crise de confiance considérable. Les messages traditionnels vers la classe moyenne et pauvre ne passent plus aussi bien que par le passé car vraisemblablement la social-démocratie n’a pas réussi à saisir les aspirations sociales de ces populations. En laissant le champ libre, non pas par choix mais plutôt par impuissance collective, nous avons laissé spécifiquement la thématique européenne devenir l’avatar de toute la peur concentrée autour de la globalisation et de ses conséquences sociales terribles.

La génération des baby-boomers politisés ayant vécu l’Europe comme une clé majeur de compréhension et d’action pour le monde et pour le continent est en train de se retirer de la vie politique. La génération suivante et la mienne n’ont plus cette flamme européenne. Elle n’est pas morte pour autant mais doit être ravivée et surtout l’on doit lui trouver du carburant. Ce carburant, c’est clairement les solutions sociales à l’échelle continentale que nous pouvons apporter.

Les militants, aiguillon politique auprès des leaders du parti

C’est notre rôle au sein du PSE où nos militants de tous les États-membres de l’Union continuent de jouer un rôle important d’aiguillon politique auprès des leaders du parti et des partis nationaux. Nous sommes ceux également qui font les campagnes européennes et de ce fait agissons comme les « meinungsbilder » européens au sein de nos partis nationaux. Cela n’est cependant pas assez et nous nous battons maintenant depuis quelques années avec la présidence du Parti pour pouvoir obtenir des droits de vote aux différents congrès. En effet, les militants n’ont toujours pas le droit de voter le programme du Parti, ce qui est laissé aux partis membres. Cette situation est démocratiquement très discutable et ce d’autant plus que le mouvement des militants du PSE est en expansion.

C’est le cas notamment en Allemagne où nos 30 groupes locaux regroupent plusieurs centaines de militants. Notre action est localement d’animer le débat européen mais aussi de servir d’aiguillon à la direction du Parti sur les sujets européens. Notre principale revendication est par exemple que la SPD crée un groupe de travail Europe officiel et ouvert aux militants afin que nous puissions ouvertement échanger et parler d’Europe. On peut effectivement s’étonner qu’à coté des très nombreuses AG et AK que la SPD ait en son sein, aucun groupe de réflexion public sur l’Europe n’existe. C’est notre combat. Faire de l’Europe un sujet transversal, compréhensible et assimilable par toutes et tous est notre raison d’exister au sein de la SPD et bien sûr du PSE. 

Le PSE n’est pas comparable à un parti national

D(e)F : Vous avez mentionné que les militants du PSE demandent un droit de vote aux congrès du parti. En effet, c’est un problème qui n’affecte pas seulement le PSE, mais d’une manière ou d’une autre tous les partis européens : bien qu’ils aient réussi de connecter les dirigeants des différents partis nationaux, les simples membres du parti n’ont presque pas de place au niveau européen. Selon vous, qu’est-ce qu’on peut faire pour mieux impliquer les bases dans les décisions du parti ?

Richard-Molard : Pour répondre à cette question, il faut redéfinir de quoi nous parlons et comment nous en parlons. En effet, nous parlons ici d’une organisation qui regroupe des Partis-membres et dont les militants ne le sont qu’uniquement du fait de leur prime appartenance à un mouvement politique au niveau national. Bien qu’il s’appelle Parti, le Parti Socialiste Européen n’est aucunement comparable à un parti national. En effet, dans un parti classique, ses membres sont des personnes privés exerçant un droit politique qui est celui à titre individuel ou collectif de défendre des idées dans le cadre de motions ou de regroupements.

Les membres du PSE sont d’abord les partis membres qui exercent leurs droits au sein de la présidence du PSE et qui par leurs actions et leurs revendications infléchissent la direction du Parti dans un sens ou l’autre. Ceci est le constat quasiment institutionnel que l’on peut dresser. Il est pour des fédéralistes ou à tout le moins des supporters de l’intégration politique européenne, notoirement insuffisant, voire complètement décourageant au regard des objectifs de cette intégration européenne.

Une machine politique qui ne peut plus être arrêtée

Il faut néanmoins considérablement tempérer ce constat un peu dur, pour bien considérer que le PSE du fait de la création du mouvement des militants du PSE est le seul mouvement pan-Européen qui a officiellement engagé et soutenu un mouvement militant transeuropéen. Ni les verts pourtant si européens, ni aucun autre parti, ne peut se réclamer d’avoir autant de militants répartis sur l’ensemble du territoire de l’Union. Ces derniers néanmoins, même s’ils sont nombreux, ne sont pas les uniques militants du PSE, ils le sont par procuration, du fait de l’appartenance de leur parti au PSE.

Cet état est transitoire et est assurément frustrant pour ces militants du PSE qui toujours plus nombreux voient et vivent politiquement la nécessité de projeter l’action politique du local à l’européen sans passer par le national. Le PSE en 2005 en créant les militants à lancé une machine politique dont la locomotive (qui est représentée par les militants) ne peut plus être arrêtée.

Un droit de vote au sein de la direction du PSE

Notre revendication qui est celle d’obtenir un droit de vote au sein de la direction du PSE est dans ce contexte complètement légitime et logique. Elle pose néanmoins des questions structurelles et institutionnelles importantes. Si cela devait être possible, le mouvement des militants du PSE devrait se découpler de l’obligation d’être militant d’un parti membre du PSE et de ce fait le parti perdrait un lien important avec les organes qui dans l’étape actuelle de la construction politique européenne le font vivre.

Nous devons donc envisager de créer un mécanisme transitoire qui permette aux militants actuels d’élire leurs instances dirigeantes et ainsi de pouvoir se faire représenter à la présidence et pendant les congrès du PSE. Cela évitera l’écueil d’une indépendantisation politique nécessaire mais prématurée compte tenu de l’absence relative de conscience politique européenne. Cette conscience existe, est faible et doit continuer à se développer, nous, les militants du PSE, sommes les principaux artisans de ce mouvement.

L’Europe politique en est à ses balbutiements

D(e)F : Au fil du temps, le PSE (comme les autres partis européens) a réussi à développer des programmes politiques toujours plus substantiels. Néanmoins, dans les moments les plus critiques, il semble de manquer encore de l’unité. Par exemple, dans la crise grecque de l’année passée, Sigmar Gabriel, contrairement à la plupart du PSE, ne voulait pas exclure la possibilité d’un « Grexit ». Et dans la crise des réfugiés actuelle, les gouvernements social-démocrates de la Slovaquie et la République tchèque sont entre les plus réticents à une solution solidaire européenne.

Il est clair que ces cavaliers seuls répondent surtout à des considérations nationales, et c’est compréhensible, parce qu’ils sont élus par ses citoyens nationaux. Mais au même temps ils compliquent aussi une solution efficace européenne, ce qui peut favoriser les partis eurosceptiques et nuire aux partis socialistes dans les autres pays. Partagez-vous ce diagnostic ? Et si c’est le cas, ça veut dire que la direction du PSE devrait avoir plus de pouvoirs pour imposer des positions communes aux partis-membres nationaux ?

Richard-Molard : Le Parti Socialiste Européen est une alliance de partis. Comme je l’écrivais précédemment, nous ne sommes malheureusement pas à l’heure actuelle dans une étape de l’intégration politique européenne où des partis, animés et alimentés par des citoyens européens, indépendamment de leur nationalité agissent. L’Europe politique en est à ses balbutiements et le PSE malgré cela est en pointe. Car il s’agit du seul parti avec un embryon de conscience pan-Européenne, c’est par exemple celui qui a très largement soutenu, dans une campagne pan-Européenne, l’initiative de l’UEF du Spitzenkandidat avec le projet « Who is your candidate ? », mais également et bien sûr avec la création officielle du mouvement des militants du PSE qui préfigure et précède les futurs grands mouvements politiques paneuropéens que nous connaîtrons, espérons-le dans quelques décennies. 

La division du parti naît de la manque de compétences claires de l’UE

Sur la base de ce constat, il faut bien comprendre que les partis membres du PSE ont d’une part une culture politique différente les uns des autres et d’autre part évoluent dans un contexte politique qui reste national avant tout. Par voie de conséquence, des positions différenciés et parfois diamétralement opposées sont automatiques et viennent chahuter la cohésion au sein du PSE et du groupe socialiste au Parlement européen. Il n’y a pas de solution évidente pour contrer ces divisions qui existeront toujours tant que la question des compétences ne sera pas posée.

La division ne naît pas en effet tant de la difficulté du dialogue inter-culturel qui est une évidence mais plus du fait que pour une compétence donnée appartenant à moitié au niveau national et pour l’autre moitié au niveau européen, les politiques des États-membres vont instrumentaliser ces questions à des fins nationales. Tant que la responsabilité politique est partagée et donc inexistante, ces opinions divergentes existeront car elles permettent de se défausser de ses responsabilités.

Pas de coercition sur les partis nationaux

La coercition et le fait de donner plus de pouvoir au PSE afin que ce dernier puisse exclure ou inclure selon une ligne politique ne fait aucun sens. Premièrement car le PSE est une alliance de bonnes volontés et non une entité politique monolithique. Deuxièmement, cela ne servirait à rien car tant que les compétences européennes ne sont pas intégralement transférées au niveau européen, la question de la responsabilité restera posée et avec elle le fait que si le pouvoir n’est pas véritablement au niveau européen, alors le centre de gravité du pouvoir politique restera au niveau des états-membres. Troisièmement et enfin, notre famille politique et particulièrement celle-là, possède une réelle culture du dialogue et de la divergence d’opinion. Aller contre ces différences signifierait nier la source principale de notre richesse politique. 

Aucune position commune ne pourra être imposée tant que le centre de gravité politique du niveau supérieur ne sera pas au niveau européen. Amener ces pouvoirs à s’organiser de manière subsidiaire en laissant au niveau local décider de son avenir et au niveau européen prendre les décisions pour tous que lui seul peut prendre, voilà en tous cas le mouvement que les militants du PSE soutiennent. 

Le plus grand challenge politique de l’Histoire de l’humanité

D(e)F : Un jour viendra où les électeurs social-démocrates en Europe ne diront plus « Dans ces élections, j’ai voté pour la SPD, le PS, le Labour Party », mais : « … j’ai voté pour le PSE » ?

Richard-Molard : Si ce jour vient, c’est que nous aurons réussi le pari de l’Europe politique et donc de rentrer dans un système de type fédéral. J’espère que ce jour viendra car cela signifiera que nous aurons réussi à désamorcer nos égoïsmes nationaux et nos conservatismes. Cela signifiera au-delà de cela que nous avons réussi à créer un cadre institutionnel avec une répartition subsidiaire et juste des compétences. Cela signifiera enfin que nous aurions remporté le plus grand challenge politique de l’Histoire de l’humanité et qui serait d’avoir réussi à unifier des peuples différents au point de leur donner une représentation démocratique et fonctionnelle commune. Si nous en arrivons donc là, je n’aurais qu’une chose à dire : « Chapeau » !

Gabriel Richard-Molard est le coordinateur des militants du PSE pour l’Allemagne. Il est également en charge des questions européennes pour la Fédération du Parti Socialiste français à l’étranger. Il termine actuellement sa thèse de doctorat sur la coopération juridique intercommunale en contexte transfrontalier. Gabriel a travaillé au Bundestag, à l’Assemblée nationale et au Parlement européen.

Cette interview a été réalisée en février 2016 par e-mail.

Le futur des partis européens

1: Serienauftakt [DE]
2: Europäische Parteien: Von der Radnabe zum Netzwerk [DE] ● Reinhard Bütikofer
3: Europarties: up and growing or in decline? [DE / EN] ● Isabelle Hertner
4: On the Future Role of Europarties [DE / EN] ● Sir Graham Watson
5: Die europäischen Parteien als Verteidiger des europäischen Gemeinwohls [DE] ● Joseph Daul
6: Cocktail party or political party? On the future of the Pan-European parties [DE / EN] ● Julie Cantalou
7: « Il est naïf de penser que seules les directions de partis peuvent faire évoluer le débat vers plus d’Europe » [DE / FR] ● Gabriel Richard-Molard
8: Los partidos europeos y los límites y potenciales de Europa [DE / ES] ● Mar Garcia Sanz
9: Europarties – plentiful under-researched diamonds in the rough [DE / EN] ● Michael Kaeding et Niko Switek
10: Fédéraliser les partis d’une même famille politique [DE / FR] ● Pierre Jouvenat

Image: Gabriel Richard-Molard.

17 März 2016

Cocktail-Party oder politische Partei? Zur Zukunft der gesamteuropäischen Parteien

EVP, SPE, ALDE & Co.: Die europäischen Parteien (hier eine Übersicht) könnten der Schlüssel zu einer repräsentativen Demokratie auf europäischer Ebene sein, doch bislang hört man in der Öffentlichkeit nur selten von ihnen. Welche Rolle sollen sie in der EU in Zukunft spielen, und was ist nötig, um das zu erreichen? In einer Serie von Gastartikeln antworten hier Vertreterinnen und Vertreter aus Politik und Wissenschaft auf diese Frage. Heute: Julie Cantalou. (Zum Anfang der Serie.)

„Der erste Schritt, um von bloßen Cocktailpartys zu echten politischen Parteien zu werden, ist eine Mitgliederbasis aufzubauen.“
In einem Kontext der Politikverdrossenheit und der allgemeinen Kritik am europäischen Projekt über die Zukunft gesamteuropäischer Parteien zu sprechen, mag als ein müßiges Unterfangen gesehen werden. Doch Not macht bekanntlich erfinderisch. Warum also nicht die Zukunft der europäischen Parteien und damit auch der Europäischen Union diskutieren? Vielleicht werden die wirtschaftliche, politische und soziale Krise notwendige Änderungen sowohl des Systems als auch seiner Akteure auslösen. Vielleicht auch nicht. Ich überlasse diese Frage der Geschichte; aber darum geht es hier nicht.

Cocktail-Party oder Partei?

Die gesamteuropäischen Parteien haben in der Entwicklung der Europäischen Union bis jetzt keine signifikante Rolle gespielt. Die Mitgliedstaaten, und damit die nationalen Regierungen und Parteien, haben die aufeinander folgenden Änderungen an Verträgen und Institutionen eingeleitet, ausgehandelt und verabschiedet, einschließlich der Schaffung der gesamteuropäische Parteien. Um es ganz unverblümt zu sagen: Europäische Parteien ähneln eher einer Cocktail-Party als einer politischen Partei. Sie treten nicht zu Wahlen an, sie entwickeln nur selten Politikvorschläge und sie sind nicht mitgliederbasiert. Vor allem im Fall der großen politischen Familien wie den Christdemokraten und Sozialdemokraten dienen sie eher als Treffpunkt für Spitzenpolitiker, um Medienaufmerksamkeit auf sich zu ziehen und Deals auszuhandeln.

Die kleineren politischen Familien sind bis zu einem gewissen Grad über die Organisation von Cocktailpartys hinausgegangen, um gemeinsame Positionen und Wahlmanifeste zu entwickeln. Aber bis heute hat keine der gesamteuropäischen Parteien mit der wachsenden Rolle und Einfluss der Fraktionen im Europäischen Parlament Schritt gehalten. Der hauptsächliche Druck für Veränderung in der Funktionsweise und den Institutionen der EU kam vom Europäischen Parlament, das seine eigene Rolle zur Geltung brachte. Zum größten Teil hat das Parlament die Rolle übernommen, die traditionell von politischen Parteien ausgeübt wurde: Politik zu betreiben und die Wünsche der Menschen in Politikvorschläge umzusetzen. Auf EU-Ebene sind die Fraktionschefs oft besser bekannt und mit ihren Meinungen zu den Herausforderungen und Lösungen für das europäische Projekt präsenter als die Vorsitzenden ihrer entsprechenden Parteien. Das kommt in der nationalen Politik nur selten vor.

Was war zuerst da: die Henne oder das Ei?

Woran liegt es, dass die europäischen Parteien nicht auf die gleiche Weise arbeiten wie nationale Parteien und auch nicht die gleiche Rolle dabei spielen, die Meinungen der Bürger in Politikvorschläge umzusetzen? Um es ganz einfach zu sagen: Ich nehme an, dass sie weder den Raum noch die Anreize haben, das zu tun. Der wichtigste Mechanismus, den politische Parteien benutzen, um Politikvorschläge zu entwickeln, zu testen und zu verwirklichen, ist die Teilnahme an Wahlen. Ohne Wahlen gibt es keine echte Parteipolitik.

Politische Parteien auf europäischer Ebene wären ein wichtiger Schritt, um eine europäische „Polity“ zu errichten. Europäische Parteien könnten, wenn es gesamteuropäische Wahlen gäbe, ein großartiger Weg sein, um die Bürger zu animieren, eine echte europäische Debatte über Politikoptionen zu schaffen und Menschen zu mobilisieren, sich in die Politik auf EU-Ebene einzumischen. Gesamteuropäische Parteien zu stärken wäre auch von großem Vorteil, um der Macht der Mitgliedstaaten etwas entgegenzusetzen, um die Transparenz der Europapolitik zu erhöhen und letztlich von der bloßen Politikverwaltung zu einer wirklichen Debatte über Ideen zu gelangen.

Oder ist es doch andersherum? Sollten wir zuerst „echte“ gesamteuropäische Parteien aufbauen und erst dann mit ihnen zu gesamteuropäischen Wahlen antreten? Oder sollten wir erst die Institutionen und Verfahren ändern, um den europäischen Parteien einen politischen Handlungsraum zu geben? Ich denke, die Antwort ist: Beides zugleich. Wir müssen uns weiterhin für gesamteuropäische Wahlen einsetzen, für wenigstens einen Teil der Mitglieder des Europäischen Parlaments, während wir zugleich am Aufbau echter gesamteuropäischer Parteien arbeiten. Und wie sollten diese Parteien aussehen?

Alle Macht dem Volke

Sie mögen sich fragen, warum ich überhaupt einen Artikel über die Zukunft der europäischen Parteien schreibe, wenn mein Bild von ihnen so düster ist. Nun, das Schöne daran, etwas neues zu errichten, ist die Chance, von anderer Menschen Fehler zu lernen. Im derzeitigen Klima politischer Apathie, Verdrossenheit und vor allem wachsender (und oft berechtigter) Kritik an politischen Parteien in vielen Teilen der EU ist es nicht einfach, eine Parteistruktur aufzubauen. Jeder, der mit Parteipolitik zu tun hat, sollte sich selbst fragen: Wie kann ich eine Partei schaffen, die nicht in diese Falle tappt?

Der erste Schritt, um die europäischen Parteien von bloßen Cocktailpartys zu „echten“ politischen Parteien werden zu lassen, ist eine Mitgliederbasis aufzubauen. Die Allianz der Liberalen und Demokraten für Europa (ALDE-Partei) war die erste gesamteuropäische Partei, die diesen Schritt getan hat und 2011 einen Status für Individualmitglieder eingeführt hat. Seitdem sind fast 2000 Menschen von Portugal bis Estland Direktmitglieder der ALDE-Partei geworden. Über vierzig Koordinatoren mobilisieren auf dem ganzen Kontinent unsere Ideen, Initiativen und Expertise unter Führung eines Leitungskomitees (Steering Committee), dem ich seit 2014 vorsitze.

Die ALDE ist auf dem Weg zu einer wirklich gesamteuropäischen Partei noch einen Schritt weiter gegangen, als sie auf dem Parteikongress im letzten November den Delegierten der Individualmitglieder das Stimmrecht gab. Die Einrichtung und Stärkung der Individualmitgliedschaft ist ein neuartiger Weg für Bürger, sich direkt an der europäischen Politik zu beteiligen, indem wir gemeinsame Politiken entwickeln und unsere Vertreter ernennen.

In der Politik der Postmoderne ändern sich die Rolle, die Funktionsweise und die Form politischer Parteien. Jüngere Generationen suchen Parteien, die eher Graswurzelbewegungen ähneln und sich für einzelne Anliegen und Themen einsetzen statt für Ideologien. Viele enttäuschte Bürger wünschen sich, dass die Parteien transparenter wären, demokratischer und auf jeden Fall weniger hierarchisch. Lasst und nicht diese Fehler wiederholen, sondern Parteien schaffen, die den Erwartungen der Bürger entsprechen. Das ist nicht nur notwendig, um Mitglieder und Wähler zu gewinnen, es ist auch gut und richtig.

Julie Cantalou ist Vorsitzende des Leitungskomitees (Steering Committee) der Individualmitglieder der Allianz der Liberalen und Demokraten für Europa (ALDE).

Die Zukunft der europäischen Parteien

1: Serienauftakt
2: Europäische Parteien: Von der Radnabe zum Netzwerk ● Reinhard Bütikofer
3: Europäische Parteien: im Kommen oder im Niedergang? [DE / EN] ● Isabelle Hertner
4: Zur künftigen Rolle der europäischen Parteien [DE / EN] ● Sir Graham Watson
5: Die europäischen Parteien als Verteidiger des europäischen Gemeinwohls ● Joseph Daul
6: Cocktail-Party oder politische Partei? Zur Zukunft der gesamteuropäischen Parteien [DE / EN] ● Julie Cantalou
7: „Es ist naiv zu denken, dass die Parteispitzen allein die Debatte in Richtung mehr Europa lenken könnten“ [DE / FR] ● Gabriel Richard-Molard
8: Die europäischen Parteien und die Grenzen und Potenziale Europas [DE / ES] ● Mar Garcia Sanz
9: Europäische Parteien – reichlich untererforschte Rohdiamanten [DE / EN] ● Michael Kaeding und Niko Switek
10: Parteien derselben politischen Familie föderalisieren [DE / FR] ● Pierre Jouvenat

Bilder: Nathan Forget [CC BY 2.0], via Flickr; Julie Cantalou.
Übersetzung aus dem Englischen: Manuel Müller

Cocktail party or political party? On the future of the Pan-European parties

EPP, PES, ALDE and the others: The European parties (for a complete list see here) could be the key for a representative democracy on the European level, but up to now they are hardly present in the public debate. Which role should they play in the EU in future, and what is necessary to achieve this? In a series of guest articles, representatives from politics and science answer here to this question. Today: Julie Cantalou. (To the start of the series.)

“In order to change from a mere cocktail party into a ‘real’ political party, the first step is to create a membership base.”
Discussing the future of pan-European political parties in a context of general criticism of the European project and apathy towards politics may seem a futile exercise. But, to paraphrase Plato, necessity may be the mother of innovation. Thus, why not discuss the future of European political parties and by extension of the European Union? Maybe the economic, political and social crisis will trigger necessary changes of both the system and its actors. Maybe not. Only history will be able to tell, but that is not the issue at hand.

Cocktail party or political party?

Pan-European parties have not played a significant role in the development of the European Union up until now. Member states, and consequently national governments and parties, have triggered, negotiated and approved subsequent changes of the treaties and institutions, including the creation of pan-European parties. To be very blunt, European parties resemble more a cocktail party than a political party: they do not run in elections, they rarely develop policies and they are not membership based. Especially in the case of big political families such as the Christian democrats and Social democrats, they serve as gathering for high-profile politicians to attract media attention and broker deals.

Smaller political families have gone beyond organising cocktail parties to some extent to develop common positions and electoral manifestos. But, to this day, none of the pan-European parties have kept up with the increasing role and influence of the political groups in the European Parliament. The main push for change in the functioning and institutions of the EU has come from the European Parliament asserting its role. To a large extend, the parliament has taken the role traditionally held by political parties: to make politics and translate people’s demands into policies. At EU level, the leaders of the parliamentary groups are often better known and more vocal on their views about the challenges and solutions for the European project than the leaders of their corresponding parties, which is rarely the case in national politics.

Which comes first, the egg or the chicken?

So, if European political parties do not work in the same ways as national political parties and do not have the same role of translating citizens’ views into policies, why is that so? Well, to keep it very simple, I guess they have no space and no incentives to do so. The major mechanism political parties use to develop, test and implement policies is to run in elections. No elections, no real political parties.

Political parties at the European level would be an important step in building a European polity. European parties, if we were to have pan-European elections, could be a fantastic way to galvanize citizens, create a real European debate on policies and mobilise people to participate in politics at EU level. Strengthening Pan-European parties would also be a significant asset in counterbalancing the power of member states and to increase transparency of European politics, and would certainly be of great help to move away from the administration of things to a real debate on ideas.

Or is it the other way round? Should we first build ‘real’ pan-European political parties and only then have them run in pan-European elections? Or should we start by changing the institutions and procedures, to give European parties a space for political action? I guess the answer is: both at the same time. We need to continue advocating for pan-European elections, of at least a part of the members of the European Parliament, while working on building true pan-European parties. What should these parties look like?

Power to the people

You may ask yourself, why writing an article about the future of pan-European political parties if my view on them is so grim? Well, because, the fantastic thing about building something new is to have the chance to learn from others’ mistakes. In the current climate of political apathy, disaffection and especially the growing (and often justified) criticism towards political parties in many parts of the EU it is not an easy task to develop a party structure. Anyone involved in party politics would ask him or herself: how do I build a party that does not fall into this trap?

For the European political parties to change from being a mere cocktail party into a ‘real’ political party, the first step is to create a membership base. The Alliance of Liberals and Democrats for Europe Party (ALDE Party) has been the first pan-European party to take this step and create the status of individual membership in 2011. Since then, close to 2000 members have become a direct member of the ALDE Party from Portugal to Estonia. Over 40 coordinators mobilise our ideas, initiative and expertise across the continent under the leadership of the Steering Committee, which I chair since 2014.

ALDE Party took a step further in the direction of becoming a truly pan-European party when granting voting rights to individual members’ delegates at the Party Congress last November. The creation and empowerment of individual membership is a novel route for citizens to participate directly in European politics, in developing common policies and choosing our representatives.

In post-modern politics, the role, functioning and shapes of political parties are changing. Younger generations are looking for parties that resemble grassroots movements, advocating causes and issues rather than ideology. Many disaffected citizens wish parties were more transparent, more democratic and certainly less hierarchical. Let us not repeat these mistakes and create parties that respond to citizens’ expectations. It is not only a necessity if we want to secure membership and votes, it is also the right thing to do.

Julie Cantalou is chair of the Steering Committee of Individual Members of the Alliance of Liberals and Democrats for Europe (ALDE Party).

The Future of the European Parties

1: Serienauftakt [DE]
2: Europäische Parteien: Von der Radnabe zum Netzwerk [DE] ● Reinhard Bütikofer
3: Europarties: up and growing or in decline? [DE / EN] ● Isabelle Hertner
4: On the Future Role of Europarties [DE / EN] ● Sir Graham Watson
5: Die europäischen Parteien als Verteidiger des europäischen Gemeinwohls [DE] ● Joseph Daul
6: Cocktail party or political party? On the future of the Pan-European parties [DE / EN] ● Julie Cantalou
7: « Il est naïf de penser que seules les directions de partis peuvent faire évoluer le débat vers plus d’Europe » [DE / FR] ● Gabriel Richard-Molard
8: Los partidos europeos y los límites y potenciales de Europa [DE / ES] ● Mar Garcia Sanz
9: Europarties – plentiful under-researched diamonds in the rough [DE / EN] ● Michael Kaeding and Niko Switek
10: Fédéraliser les partis d’une même famille politique [DE / FR] ● Pierre Jouvenat

Pictures: Nathan Forget [CC BY 2.0], via Flickr; Julie Cantalou.

09 März 2016

Nächster UN-Generalsekretär: Der Wahlkampf hat begonnen

Die Wahl des UN-Generalsekretärs kann transparenter werden. Aber nur, wenn wir auch hinsehen.
Hillary Clinton und Irina Bokova haben einiges gemeinsam: Beide kandidieren dieses Jahr für eines der einflussreichsten Ämter in der Weltpolitik, beide wären die erste Frau auf diesem Posten, beide gelten als Favoritin. In einem jedoch unterscheiden sie sich: Die frühere Außenministerin der USA ist mit ihrer Präsidentschaftskandidatur weltweit in den Schlagzeilen. Die Generaldirektorin der UNESCO, die UN-Generalsekretärin werden will, dürfte hingegen selbst auf ihrem Heimatkontinent Europa den meisten Zeitungslesern reichlich unbekannt sein.

Ihr selbst muss das nicht viel ausmachen – ein herausragendes öffentliches Profil ist bei Wahlen auf UN-Ebene, wo diplomatische Diskretion regiert, nicht unbedingt zuträglich. Uns Bürgerinnen und Bürgern jedoch könnte unser Desinteresse noch teuer zu stehen kommen. Denn zum einen wird Bokova (oder wer sonst zum UN-Generalsekretär gewählt wird) in den nächsten Jahren auch auf unser Leben einigen Einfluss ausüben. Und zum anderen experimentieren die Vereinten Nationen dieses Jahr zum ersten Mal mit einem neuen Verfahren, das die Wahl des Generalsekretärs geordneter, transparenter und etwas partizipativer machen soll. Doch dieses neue Verfahren hat einige mächtige Gegner. Ob es erfolgreich ist oder nicht, wird deshalb auch davon abhängen, was die Weltöffentlichkeit daraus macht.

Hinterzimmerdeal der Vetomächte

Über die Hintergründe des neuen Verfahrens habe ich auf diesem Blog schon mehrmals geschrieben (vor allem hier und hier). Formal sieht die UN-Charta vor, dass der Sicherheitsrat einen oder mehrere Kandidaten für das Amt des Generalsekretärs vorschlägt, der dann von der Generalversammlung ernannt wird. Faktisch nominierte der Sicherheitsrat bis jetzt jedoch immer nur einen einzelnen Kandidaten, wodurch das Mitspracherecht der Generalversammlung zur leeren Hülse wurde. Innerhalb des Sicherheitsrats dominieren zudem die fünf Vetomächte USA, Russland, China, Frankreich und Großbritannien, die jeden Kandidaten blockieren können und das auch immer wieder tun, und zwar häufig noch in letzter Minute.

Statt zu einem nachvollziehbaren Austausch über den geeignetsten Kandidaten kommt es deshalb regelmäßig nur zu einem diplomatischen Hinterzimmerdeal zwischen den Großmächten, was weder für die Autorität des Generalsekretärs noch für die legitimen Mitsprachewünsche der übrigen Mitgliedstaaten förderlich ist – und erst recht nicht für das Fernziel einer demokratischen und bürgernahen UNO.

Ein neues, transparenteres Wahlverfahren

Schon seit 2014 setzten sich deshalb die Kampagne 1for7billion sowie der von dem früheren UN-Generalsekretär Kofi Annan geleitete Thinktank The Elders für Reformen im Wahlverfahren ein. Diese Forderungen wurden von zahlreichen UN-Mitgliedstaaten aufgegriffen, vor allem von der sogenannten ACT-Gruppe sowie der Blockfreien-Bewegung, aber beispielsweise auch von Großbritannien. Widerstand kam dagegen von anderen Großmächten, vor allem Russland, China und den USA.

Im September 2015 verabschiedete die Generalversammlung schließlich eine Resolution (Wortlaut), die für den Ablauf der Wahl in diesem Jahr erstmals ein halbwegs geregeltes Verfahren etablierte. Die Details dazu stellten die Präsidenten der Generalversammlung und des Sicherheitsrats im Dezember in einem gemeinsamen Schreiben vor. Insbesondere forderten sie darin die Mitgliedstaaten auf, schon frühzeitig mögliche Bewerber für das Amt zu präsentieren – eine Einladung, der bislang sieben Regierungen nachgekommen sind.

Öffentliche Anhörungen

Am kommenden 12.-14. April wird es zudem öffentliche Anhörungen mit diesen Kandidaten geben, in denen sie ihre Vision für die Vereinten Nationen darlegen und auf Nachfragen der Mitgliedstaaten antworten sollen. Diese Anhörungen sollen in alle sechs UN-Amtssprachen übersetzt und als Video auf der Internetseite des Präsidenten der Generalversammlung veröffentlicht werden.

Als weitere Geste an die globale Zivilgesellschaft sollen bei den Anhörungen zudem auch einige Fragen gestellt werden, die nicht von den Regierungen stammen, sondern von zivilgesellschaftlichen Organisationen oder Einzelpersonen eingereicht werden können, nämlich über dieses Webformular, per E-Mail oder via Twitter unter dem Hashtag #UNSGcandidates. Eine Übersicht über die bisher formulierten Fragen findet sich hier, weitere können noch bis zum 20. März vorgeschlagen werden. Die Auswahl, welche Fragen den Kandidaten tatsächlich unterbreitet werden, trifft ein Ausschuss, der vom UN-Verbindungsbüro für zivilgesellschaftliche Organisationen (UN-NGLS) ernannt wird.

Geht es nach dem Präsidenten der Generalversammlung, könnten auf diese Anhörungen noch weitere folgen, die bestimmte inhaltliche Schwerpunkte (zum Beispiel Frieden, Entwicklung oder Menschenrechte) zum Thema haben. Und außerhalb des engen UN-Formats plant 1for7billion darüber hinaus noch, die Kandidaten zu eigenen Debatten einzuladen, die dann komplett in der Hand der Zivilgesellschaft statt der Regierungen liegen sollen.

Nicht überall konnten sich die Reformer durchsetzen

Was aber geschieht nach den Anhörungen? Hier wird der Zeitplan des Wahlverfahrens deutlich vager. Klar ist, dass der neue Generalsekretär sein Amt zum 1. Januar 2017 antreten soll. Um ihm genügend Zeit zur Einarbeitung zu geben, plant der Sicherheitsrat jedoch schon deutlich vorher einen Kandidaten vorzuschlagen. Die Beratungen dazu sollen Ende Juli beginnen. Wie lange sie letztlich dauern werden, ist jedoch ungewiss.

Und noch in anderen Aspekten konnten sich die Reformer nicht gegen die russisch-amerikanische Blockade durchsetzen: Wie in der Vergangenheit wird der Sicherheitsrat voraussichtlich auch dieses Jahr nur einen einzigen Kandidaten vorschlagen, sodass die Generalversammlung keine echte Auswahlmöglichkeit hat. Trotz des großen Aufwands um die Anhörungen ist die Teilnahme daran für die Kandidaten zudem keineswegs verpflichtend. Und mehr noch: In dem Schreiben, in dem die Präsidenten der Generalversammlung und des Sicherheitsrats das neue Verfahren vorstellten, heißt es ausdrücklich, der darin enthaltene Zeitplan „sollte andere [Kandidaten] nicht davon abhalten, sich während des gesamten Prozesses bekannt zu machen, wie es ihnen angemessen erscheint“.

Kann ein Überraschungskandidat verhindert werden?

Mit anderen Worten: Trotz aller Bemühungen um mehr Transparenz ist es bis jetzt nicht ausgeschlossen, dass der Sicherheitsrat nach langen Beratungen im Dezember einen Überraschungskandidaten vorschlägt, der weder an den Anhörungen teilgenommen hat noch in anderer Weise der Öffentlichkeit bekannt war. Und es ist nicht ausgeschlossen, dass Vetomächte wie Russland, China oder die USA, die dem neuen Verfahren von Anfang an ablehnend gegenüberstanden, genau darauf spekulieren.

Allerdings gibt es auch verschiedene Akteure, die eine solche Sabotage des neuen Verfahrens verhindern können. Da ist zum einen die britische Regierung, die zu den wichtigsten Fürsprechern der Reform zählte und im Sicherheitsrat ebenfalls ein Vetorecht besitzt. Da ist zum anderen aber auch die Generalversammlung selbst, in der die Reformbefürworter eine Mehrheit haben und ohne deren Bestätigung der neue Generalsekretär sein Amt nicht antreten kann. Im äußersten Fall könnte deshalb ein Überraschungskandidat des Sicherheitsrats, der sich nicht an dem regulären Wahlverfahren beteiligt hat, von der Generalversammlung abgelehnt werden – was zu einem institutionellen Patt führen würde, das es in der Geschichte der UN so noch nicht gegeben hat.

Öffentliche Erwartungen aufbauen

Dass es dazu kommt, ist allerdings sehr unwahrscheinlich. Die diplomatischen Gepflogenheiten verlangen es, dass derartige Konflikte nicht offen ausgetragen, sondern schon im Vorfeld geklärt werden. Dabei geht es wesentlich darum, bestimmte Erwartungshaltungen aufzubauen: Wird das neue Verfahren nur als ein Experiment wahrgenommen, das aber letztlich nichts an den bisherigen Machtverhältnissen in den Vereinten Nationen ändert? Oder ist es in Sachen Transparenz und Partizipation der neue Standard, von dem auch die Regierungen der Großmächte nicht mehr so einfach abweichen können?

Und hier kommen nun wir ins Spiel, die Bürgerinnen und Bürger und die zivilgesellschaftlichen Organisationen, aus denen die globale Öffentlichkeit besteht. Wenn wir uns für das Wahlverfahren des neuen Generalsekretärs interessieren, wenn uns Namen wie der von Irina Bokova in den nächsten Monaten geläufig werden, wenn die Anhörungen der Kandidaten auf ein weltweites Millionenpublikum stoßen: Dann ist die Wahrscheinlichkeit hoch, dass auch unsere Regierungen im Sicherheitsrat und in der Generalversammlung das zur Kenntnis nehmen. Wenn wir uns jedoch damit abfinden, dass die UN-Politik allein eine Sache der Großmächte ist, für die wir uns nicht weiter zu interessieren brauchen, dann wird wohl auch dies nicht ohne Folgen bleiben.

Sieben Namen, die wir kennen sollten

Und dies sind sie nun, die sieben Namen, von denen wir gehört haben sollten:

● Die Bulgarin Irina Bokova (* 1952, BSP/SPE/SI), seit 2009 UNESCO-Generaldirektorin, gilt aufgrund ihrer langen diplomatischen Erfahrung, ihrer guten Beziehungen sowohl zu den USA als auch zu Russland, ihrer Sprachfähigkeiten, aber auch ihres Geschlechts und ihrer Herkunft – zahlreiche Länder wollen diesmal eine osteuropäische Frau – als Favoritin für das Amt.

● Die Moldauerin Natalia Gherman (* 1969, PLDM/EVP/IDU), bis vor wenigen Wochen nationale Außenministerin, gilt als starke Befürworterin einer Annäherung ihres Landes an die EU und dürfte deshalb Schwierigkeiten haben, die Zustimmung Russlands im Sicherheitsrat zu gewinnen. Andererseits stammen die meisten ihrer Gegenkandidaten aus Ländern, die schon jetzt Mitglied in EU oder NATO sind, was aus russischer Sicht nicht unbedingt besser wäre.

● Der Portugiese António Guterres (* 1949, PS/SPE/SI) ist an einschlägiger politischer Erfahrung kaum zu übertreffen: 1995-2002 war er Premierminister seines Landes, 1999-2005 Präsident der Sozialistischen Internationale, 2005-15 Hoher UN-Kommissar für Flüchtlinge. Als männlicher Westeuropäer ist er allerdings nur für solche Regierungen wählbar, die weder auf Regional- noch auf Geschlechterquoten besonderen Wert legen.

● Der Mazedonier Srgjan Kerim (* 1948, parteilos) ist der älteste der Kandidaten. 2001 unterzeichnete er als Außenminister ein Assoziierungsabkommen seines Landes mit der EU, war dann UN-Botschafter, 2007-08 Präsident der Generalversammlung und 2008-09 Sondergesandter des UN-Generalsekretärs für den Klimawandel. Derzeit leitet er das mazedonische Medienunternehmen MPM.

● Der Montenegriner Igor Lukšić (* 1976, DPS/SPE/SI), der jüngste der Kandidaten, war 2010-12 Ministerpräsident und anschließend Außenminister seines Landes. In diesem Amt suchte er nicht nur die Annäherung an die EU, sondern schloss Ende 2015 auch Beitrittsverhandlungen mit der NATO ab – sehr zum Ärger Russlands, was für seine Kandidatur nicht allzu förderlich sein dürfte.

● Die Kroatin Vesna Pusić (* 1953, HNS/ALDE/LI) war bis vor wenigen Wochen Außenministerin ihres Landes. Das Kabinett, dem sie angehörte, wurde inzwischen allerdings abgewählt, und die Nachfolgeregierung hat anscheinend wenig Interesse, ihre Kandidatur weiter zu unterstützen. Auch wenn das für die Wahl kein formales Hindernis ist, werden sich ihre Chancen dadurch deutlich verschlechtern.

● Der Slowene Danilo Türk (* 1952, parteilos) war 1992-2000 Beigeordneter UN-Generalsekretär für Politische Angelegenheiten und 2007-12 Präsident seines Landes. Dass ein Schwerpunkt seiner politischen Arbeit im Bereich der Menschenrechte liegt, wird wohl nicht allen Vetomächten gefallen; und auch der weitverbreitete Wunsch nach einer Frau als nächster Generalsekretärin spricht gegen ihn. Trotzdem dürfte er dank seiner einschlägigen Vorerfahrungen und seines globalen Netzwerks Irina Bokovas wichtigster Konkurrent sein.

Die Lebensläufe und offiziellen Bewerbungsdokumente aller Kandidaten sind hier auf der Seite des Präsidenten der UN-Generalversammlung zu finden; weitere werden gegebenenfalls folgen. Der Wahlkampf um das wichtigste Amt der globalen Exekutive hat begonnen. Bleiben Sie dran.

Bild: By UNAMA News [CC BY-NC 2.0], via Flickr.

03 März 2016

Die europäischen Parteien als Verteidiger des europäischen Gemeinwohls

EVP, SPE, ALDE & Co.: Die europäischen Parteien (hier eine Übersicht) könnten der Schlüssel zu einer repräsentativen Demokratie auf europäischer Ebene sein, doch bislang hört man in der Öffentlichkeit nur selten von ihnen. Welche Rolle sollen sie in der EU in Zukunft spielen, und was ist nötig, um das zu erreichen? In einer Serie von Gastartikeln antworten hier Vertreterinnen und Vertreter aus Politik und Wissenschaft auf diese Frage. Heute: Joseph Daul. (Zum Anfang der Serie.)

„Eine moderne Kommunikationsstrategie der europäischen Parteien wird künftig unumgänglich.“
Jeden Tag wird Europa mit neuen, globalen Herausforderungen konfrontiert. Die Wirtschafts- und Finanzkrise, die aktuellen Flüchtlingsströme, der Klimawandel, aber auch die fragile Sicherheitslage und Terrorbedrohung sind Themen, mit denen die europäischen Bürger alltäglich konfrontiert werden. Diese Veränderungen beeinflussen unsere Art zu leben. Europa muss eine gemeinsame Strategie finden, um auf diese Herausforderungen entsprechend reagieren zu können. Der Schutz und die Sicherheit unserer Bürger ist unsere oberste Priorität. Globale Probleme können wir mit einer gemeinsamen europaweiten Vision lösen – genau darin liegt der wachsende Stellenwert der europäischen Parteien in der heutigen Zeit.

Europäische Parteien vermitteln zwischen nationalen Interessen

Die letzten Monate haben gezeigt, dass eine wirkliche europäische Debatte zu den entscheidenden europäischen Themen notwendig ist. Die zahlreichen EU-Krisengipfel sind dazu da, um die Position aller Mitgliedstaaten zu beleuchten und die bestmöglichen Lösungsansätze zu finden. Die europäischen Parteien sind entscheidend bei der Koordination dieser verschiedenen Positionen, die wiederum aus unterschiedlichen nationalen Interessen entstehen. Diese supranationalen Parteien haben das europäische Gemeinwohl im Blick und nicht nur den kleinsten gemeinsamen Nenner der nationalen Interessen. Deshalb sind die politischen Parteien zunehmend wichtig im gesamten Prozess der Konsensfindung auf europäischer Ebene.

Dieser Entscheidungsfindungsprozess innerhalb der europäischen Institutionen spiegelt die zwei wichtigsten Richtlinien der Europäischen Union wider: Demokratie und Integration. Diese zwei Elemente haben dazu geführt, dass die europäischen Parteien im Maastrichter Vertrag verankert wurden – das bildete die Grundlage für den Rechtsrahmen, der im Jahre 2004 gesetzt wurde. Obwohl das politische Gewicht sowie die rechtliche Bedeutung der europäischen Parteien seit ihrer Entstehung zunehmend gewachsen sind, müssen sie sich aufgrund der niedrigen Wahlbeteiligung in Europa nach jeder Europawahl neu rechtfertigen und ihr Dasein begründen.

Europa ein Gesicht geben

Die Veränderungen, die durch das Inkrafttreten des Vertrags von Lissabon bei der letzten Europawahl zum ersten Mal zur Anwendung kamen, haben die europäische Demokratie und die europäischen Wähler gestärkt. Im Vergleich zu vorangegangenen Europawahlen hat es 2014 erstmalig eine wirklich europäische Debatte im Wahlkampf gegeben. Die Wähler haben eine entscheidende Rolle gespielt bei der Auswahl des Präsidenten der Europäischen Kommission. Der mit qualifizierter Mehrheit vom Europäischen Rat vorgeschlagene Präsidentschaftskandidat muss mit absoluter Mehrheit von den Mitgliedern des Europäischen Parlaments bestätigt werden. Dieser Kandidat soll nämlich das Ergebnis der Parlamentswahlen widerspiegeln.

Die Europäische Volkspartei hatte – im Gegensatz zu den europäischen Sozialdemokraten – auf europäischer Ebene bei ihrem Parteikongress in Dublin im Wahljahr 2014 einen Kandidatenwettbewerb durchgeführt. Der sogenannte „Spitzenkandidatenprozess“ stellt ein stärkendes Element in der EU-Wahlkampagne dar; er verleiht ihr aufgrund der diversen Präsidentschaftskandidaten ein wahrhaft europäisches Momentum. Damit hat man Europa „ein Gesicht“ gegeben; damit hat man die Europäische Union den Bürgerinnen und Bürgern nähergebracht.

Wahlrechtsreform

Wollen die europäischen Parteien bei den kommenden Parlamentswahlen ihre Vertrauensposition weiter stärken und Gewinne für die Demokratie sichern, so müssen sie die Bürger noch stärker in diesen Prozess einbeziehen. Auch die Medien werden bei den Wahlen 2019 noch stärker als 2014 erkennen, dass tatsächlich einer der Spitzenkandidaten der europäischen Parteien auch Kommissionspräsident werden wird. Das wird die Sichtbarkeit der gemeinsamen europäischen Botschaft verstärken und damit zumindest kleine Schritte in Richtung einer europäischen Öffentlichkeit gemacht.

Auch die neue Wahlrechtsreform kann einen Beitrag zur „Europäisierung“ der Europawahlen leisten. Der im November 2015 gefasste Beschluss des Europäischen Parlaments sieht die Spitzenkandidaten gleichzeitig als Kandidaten für die Wahl ins Europäische Parlament vor. Falls auch der Rat dieser Linie folgt, so würden sie die gemeinsamen, EU-weiten Wahllisten leiten. Des Weiteren würden die Neuerungen der Wahlrechtsreform das Wahlrecht im Ausland stärken, da damit eine elektronische und postalische Stimmabgabe in allen EU-Mitgliedsländern ermöglicht würde.

Moderne politische Parteien

Weder die nationalen noch die europäischen Parteien haben es geschafft, das Dilemma der niedrigen Wahlbeteiligung zu lösen. Mit den Erklärungsansätzen hierfür werden sich die einzelnen Parteien bei der Organisation der nächsten EU-Wahlkampagne in 2019 auseinandersetzen.

Die Neigungen zur Parteimitgliedschaft sind heutzutage tendenziell sinkend, weshalb die feste Mitgliedschaft zunehmend durch andere Formen der Mitwirkung und Meinungsbildung ersetzt werden wird. Unsere Gesellschaft wird zunehmend von Individualismus geprägt, was mit Hilfe des technologischen und medialen Fortschritts weiter verstärkt wird. In diesem Kontext sollte noch erwähnt werden, dass jeder Einzelne sich für kürzere Zeiträume für verschiedene Dinge interessiert und mobilisiert. Dies wiederum trägt dazu bei, dass die Wählerinnen und Wähler auch außerhalb des Rahmens einer politischen Partei das Gefühl haben, gesellschaftlich und politisch engagiert zu sein.

Moderne politische Parteien sollen die Bürgerinnen und Bürger in Anbetracht der Fülle von Informationen leiten und ihnen einen verantwortungsvollen Weg weisen. Dafür müssen die Parteien selbst mit den Entwicklungen im Bereich der digitalen Demokratie sowie der Kommunikationsinstrumente mithalten können. Die Europäische Volkspartei pflegt einen aktiven Kontakt sowie Dialog mit ihren Mitgliedsparteien, Vereinigungen und Zivilgesellschaft. Darüber hinaus ermöglicht die EVP den einzelnen Bürgerinnen und Bürgern einen einfachen und transparenten Zugang zu allen wichtigen Informationen auf supranationaler Ebene.

Neue Kommunikationsstrategien

Eine moderne sowie transparente Kommunikationsstrategie der europäischen politischen Parteien wird zukünftig unumgänglich sein. Darauf hat der Wahlkampf 2014 einen Vorgeschmack gegeben. Nur so können europäische politische Debatten stärker in den Vordergrund rücken und für die Bürgerinnen und Bürger in allen 28 Mitgliedsländern erkenntlich gemacht werden. Und nur so können wir diesen Mangel, der aus der niedrigen Wahlbeteiligung resultiert, beheben.

Die mediale Präsenz der Wahl des Europäischen Parlaments und die Berichterstattung darüber sind mit dem Umfang der Wahlkampagnen für nationale Wahlen nicht vergleichbar. Künftige Aufgaben der europäischen Parteien – mit Hilfe ihrer Mitgliedsparteien – werden ein Bemühen um eine regelmäßige Präsenz der europäischen Parteien in den nationalen Medien und ein mögliches Einbringen in gesellschaftlich relevante Fragestellungen sein. Solches Engagement ist grundlegend für eine anhaltende Mobilisierung der Wählerschaft und für die Schaffung einer kohärenten europaweiten Verbundenheit.

Die nationalen Parteien sollten deutlicher auf den transnationalen Charakter der politischen Entscheidungen hinweisen und ihre Politiker sollten vermeiden, die Schuld für eigene Niederlagen der europäischen Ebene anzulasten oder europäische Erfolge als nationale Errungenschaften darzustellen. Die europäischen Parteien werden künftig mit konkreten Stellungnahmen und ausdifferenzierten Parteiprogrammen arbeiten müssen, um die Wählerschaft von ihrer Weltanschauung und ihren Lösungsansätzen zu überzeugen.

Eine stärkere Debattenkultur zu europäischen Themen

Nicht zuletzt werden die europäischen Parteien auch mit einem Vertrauensverlust in die nationalen Parteien konfrontiert, was sich bei den letzten Europawahlen maßgeblich im großen Zugewinn der sogenannten Anti-System-Parteien manifestierte und die vermehrte Präsenz populistischer anti-europäischer Parteien im Europäischen Parlament zur Folge hatte. Wie auf europäischer Ebene sind die euroskeptischen Parteien auch bei nationalen sowie regionalen Wahlen zunehmend erfolgreich. Dadurch ist das gesamte europäische Projekt ernsthaft gefährdet. Nicht nur die Unterstützung für die weitere europäische Integration ist in vielen Mitgliedstaaten gesunken, sondern auch die positive Wahrnehmung der EU als Projekt.

In Zeiten, in denen mehr Kooperation zur Stärkung der inneren und äußeren Sicherheit Europas benötigt wird, um die Grundwerte der Europäischen Union und unseres Zusammenlebens zu schützen, brauchen wir eine stärkere Debattenkultur auf europäischer Ebene. Die europäischen politischen Parteien können einen Beitrag zur Schaffung einer europäischen Öffentlichkeit leisten sowie die Demokratie und Transparenz stärken.
Joseph Daul ist Vorsitzender der Europäischen Volkspartei.

Die Zukunft der europäischen Parteien

1: Serienauftakt
2: Europäische Parteien: Von der Radnabe zum Netzwerk ● Reinhard Bütikofer
3: Europäische Parteien: im Kommen oder im Niedergang? [DE / EN] ● Isabelle Hertner
4: Zur künftigen Rolle der europäischen Parteien [DE / EN] ● Sir Graham Watson
5: Die europäischen Parteien als Verteidiger des europäischen Gemeinwohls ● Joseph Daul
6: Cocktail-Party oder politische Partei? Zur Zukunft der gesamteuropäischen Parteien [DE / EN] ● Julie Cantalou
7: „Es ist naiv zu denken, dass die Parteispitzen allein die Debatte in Richtung mehr Europa lenken könnten“ [DE / FR] ● Gabriel Richard-Molard
8: Die europäischen Parteien und die Grenzen und Potenziale Europas [DE / ES] ● Mar Garcia Sanz
9: Europäische Parteien – reichlich untererforschte Rohdiamanten [DE / EN] ● Michael Kaeding und Niko Switek
10: Parteien derselben politischen Familie föderalisieren [DE / FR] ● Pierre Jouvenat

Bilder: European People's Party [CC BY 2.0], via Flickr; European People's Party.